lundi 23 novembre 2015

Donner l'hospitalité...



Un nid pour l'hiver - Bernard Villiot ; illustrations de Zaü - L'Elan Vert





Quand débute la grande migration d'automne vers les pays chauds, un petit merle se brise une patte. Il cherche un arbre pour y construire un nid pour l'hiver… Les illustrations discrètes et expressives de Zaü accompagnent délicatement le lecteur sur le chemin.

C'est avec un grand plaisir que j'ai relu ce conte que je connaissais depuis longtemps car il figurait dans « Comment raconter des histoires à nos enfants » de Sara Cone Bryant. Je l'ai raconté maintes fois lorsque j'étais bibliothécaire pour la jeunesse.

Une lecture qui prend tout son sens en ces temps où accueillir l'Autre et lui offrir un abri, au détriment parfois de son propre confort, est une question qui se pose à notre société avec acuité.

Ce conte nous amène à réfléchir mieux qu'un long discours.




J'ai publié cet avis dans Babelio (Masse critique) ; pour des raisons que vous comprendrez, j'ai pensé qu'il avait sa place ici.






 


lundi 16 novembre 2015

A mi-chemin de l'année révolutionnaire, mes participations au #sankulipo




Fabre d'Eglantine



Sous l'impulsion et la houlette de Noël Talipo,ce projet d’un an a démarré le 1er mai 2015. Il fait l’objet d’une parution quotidienne sur son site et sur twitter. Il se base sur le calendrier républicain: chaque jour paraît un haïku écrit en utilisant seulement les consonnes du nom donné par Fabre d’Eglantine au jour considéré. Si toutefois ce jour comporte une seule consonne ou aucune, on peut utiliser de plus les consonnes du nom du jour dans la décade (primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi et décadi).



A cette parution quotidienne, nous avons, les uns et les autres, proposé des variantes qui paraissent également sur le site.



A mi-chemin de ce calendrier républicain, voici donc mes #sankulipo et mes propositions de variantes.







29 prairial - Pivoine (19 juin) ; avec l'aide bienveillante de @noel_talipo



Epave nippée

VIP a eu pépin

Ni penny ni pain.





9 messidor - Absinthe (27 juin)



Bestiau tabou

Tohu-bohu au bayou

Un tatou tué.





17 messidor - Groseille (5 juillet)



Orgie au sérail

Oui, susurre l'algéroise

au sarouel rouge.





23 messidor - Haricot (11 juillet)



Hourra ahuri

Au crochet, charcutier, t'a

tatouée, actrice.





28 messidor - Vesce (16 juillet)



Cocu coassa

Avoua vice assouvi

Occases cocasses.





7 thermidor - Armoise (25 juillet) Sous l'oeil attentif de @lautrehidalgo grâce à qui "en" fut remplacé par "es"



Marasme es amour

Samouraï amer murmure

mamours à mousmé.





12 thermidor - Salicorne (30 juillet)



Curaillon ranci

sucera les seins nacrés.

Nourrice criera.





21 thermidor - Carline (8 août)



Le cancre crana,

claironna caca con cul ;

Laure ricana.





29 thermidor - Coton (16 août)



Un nain enceinta,

à Cayenne, ta cocotte,

une catin têtue.





4 fructidor - Escourgeon (21 août)



Ingénue cousine,

Sa gorge sage en écrin

Eros, a rosi.





11 fructidor - Pastèque (28 août)



Poète apostat,

ta queste post-utopique

est aseptisée.





21 fructidor - Eglantier (7 septembre)



Grenouille et Triton

narguent Agouti englué.

Tête de linotte !





26 fructidor - Bigarade (12 septembre)



Aborde, gabare !

Gaie bayadère au boudoir,

aiguade à bâbord.





4 vendémiaire - Colchique (25 septembre)



Colloque au Chili.

Le cacique a la colique,

cloaque alcoolique.





8 vendémiaire - Amaranthe (29 septembre)



Ô Humanité

torturée, notre inertie

têtue t'a trahie.





17 vendémiaire - Citrouille (8 octobre)



L'auteur culte écoute

l'oracle, le catleya

écarlate éclot.





26 vendémiaire - Aubergine (17 octobre) ou quand @noel_talipo m'aide à retomber sur mes pieds.



Un bébé gibbon

au biberon, a gobé...

Bigre ! une banane. 





4 brumaire - Betterave (25 octobre)



Et vite, Baratte !

Barbare veut votre beurre.

Ribot bat bouvier.





9 brumaire - Alisier (30 octobre) où le pluriel, qui avait fait apparaître un x inopportun, fut remplacé par le singulier grâce à la vigilance de @noel_talipo



Sur le seuil, Louise

salue l'oiselle, sa soeur

à l'aile soyeuse.





23 brumaire - Garance (13 novembre)



Ce garçon ignare

a cogné une ingénue.

Arrogance crâne !









jeudi 29 octobre 2015

Dissémination du 30 octobre 2015 : Stéphane Bataillon


En 2011, j'ai découvert la poésie de Stéphane Bataillon grâce à l'émission, hélas disparue, «Ça rime à quoi». Il publiait alors son premier recueil aux Editions Bruno Doucey : «Où nos ombres s'épousent», pudiquement évocateur d'un deuil, qui fut suivi d'un second : «Les terres rares» , tout aussi lumineux, composé dans l'attente d'un enfant.

Je me suis également rendu sur son site où il présente un travail plus expérimental, en tout cas plus dans l'expérimentation.

Je suis «littéraire» et j'ai peu de notions scientifiques fermes ; pourtant, récemment, j'ai été capturée / captivée par «Élémentaire» qui articule des formules de physique et des mots pour tricoter un texte qui fait sens, et sourire aussi.

Stéphane Bataillon était présent au Salon de la Revue pour sa participation au numéro deux de «Pan», revue de création en littérature et en illustration. Lors de notre courte rencontre, il m'a autorisée à disséminer ce texte et je l'en remercie. Il a eu le temps de me confier qu'il n'était pas non plus féru de physique et qu'à partir de son idée d'écriture, il l'avait composé grâce à des recherches sur Internet.






Il partage également en ligne un mensuel numérique, poétique et gratuit : «Gustave». Le numéro 47, consacré à la ponctuation (thème de la prochaine dissémination) en poésie n'est plus disponible ; en effet, Gustave est accessible uniquement durant son mois de parution. Il disparaît ensuite des internets. Les anciens numéros ne sont donc pas (et ne seront jamais) disponibles, c’est le concept.