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mardi 21 février 2017

Dans la lumière vacillante de l’espoir




Catherine Vigier - Prendre soin - Technique mixte


Voyez-vous, notre Mère, la Terre ployer sous la botte de ceux qui l’avilissent. Voyez-vous son beau visage plein de larmes devant ses enfants déchirés, mutilés, brisés. Asphyxiée et écartelée, ses richesses pillées aux profits de quelques uns. Elle hurle de douleur et de désespoir. Inconsolable, son tourment semble ne jamais devoir prendre fin.

Dans la lumière vacillante de l’espoir, Gaïa, notre Mère, lève-toi. Que la terre se fasse légère pour toi. Écarte Chaos, ton frère. Tu es là, vérité unique, unissant terre ciel mer. Les Pléiades obstinées, les sept colombes de notre espérance, sont près de toi pour nous montrer la route.

Que votre force nous embrase. Dans votre halo, mettons-nous debout. Fermons les yeux, écoutons le chuchotement des étoiles pour rêver un monde… un monde de fraternité… un monde de partage…

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Ce texte a été publié pour la première fois sur « Jetons l'encre à Saint Maximin la Sainte Baume », le blog de Danielle Masson, dans le cadre des Vases Communicants de janvier 2017.






vendredi 6 janvier 2017

Vases Communicants du 6 janvier 2017 : Invitée : Danielle Masson



Catherine Vigier - Prendre soin - Technique mixte



Dialogue entre Valentine et l’auteure de ces lignes.

  • Je te reconnais bien là…
  • Tu pourrais me parler autrement Valentine.
  • Tu te plains de ne plus écrire pour les vases et là, tu manques complément d’à propos
  • Comment cela ?
  • Gentiment, on te demande si tu veux partager un vase…
  • Oui, j’accepte. J’en suis vraiment ravie. Six mois sans échange c’est trop long. Donc…
  • Donc, donc, la première des choses à faire était de demander de qui était le tableau
  • Qu’importe l’artiste, il m’a satisfait l’œil dès que je l’ai vu.
  • Oui mais quand même, tu aurais pu demander qui l’avait peint, à quelle époque ?
  • Moi, c’est l’œuvre que j’admire. Le reste viendra après
  • Non. Cela ne se fait pas. C’est peut-être celle qui t’a proposé ce partage qui l’a peint
  • Alors, je la félicite tout de suite car…
  • Et si ce n’est pas elle mais son grand-père ou son grand-oncle ou son facteur
  • N’importe quoi ! pourquoi pas son boucher aussi ou son poissonnier. Ou sa fille. Cela pourrait bien être un tableau peint par sa…
  • Tu divagues, tu élucubres comme d’habitude. Non, vraiment tu me déçois. Ne rien savoir de l’artiste. Tu as remarqué cet orangé, ces sept personnages autour du personnage central. Cette femme qui porte le monde…
  • T’as vu le chat ?
  • Quel chat ?
  • Tu vois… tu n’observes pas suffisamment
  • Où ça le chat ?
  • En bas à droite.
  • Le chat ? tu remarques le chat et tu ne vois pas la lumière qui se dégage de cette œuvre, tu ne cherches pas à en connaitre la genèse. Non, Madame, ne voit que le chat.
  • Oui, je vois le chat car il ressemble à Tortue, tu sais, la chatonne qui vient juste de fêter ses sept mois et qui adore s’installer au soleil près de toi.
  • Tu me chagrine. Je veux te parler d’art avec un grand A et toi tu me parles de Tortue, qui me grimpe dessus, m’ébouriffe, me plante ses griffes ou ses dents dans le bras…
  • Silence ! admire la finesse du trait. Admire ce tableau ! Savoure !

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François Bon a été à l’origine de ces échanges le premier vendredi de chaque mois, que j’ai découverts alors qu’ils étaient coordonnés par Brigitte Célérier ; Angèle Casanova a pris le relais à partir de novembre 2014. Je remplace Angèle depuis un peu plus d’un an.


J’ai donc le très grand plaisir de recevoir, pour la seconde fois, Danielle Masson à l'occasion de ces premiers Vases Communicants de l'année 2017 et de publier son texte sur La dilettante. Nous avons choisi d’écrire chacune à partir d’un tableau de Catherine Vigier.
Je la remercie d'accueillir mon texte « Dans la lumière vacillante de l’espoir » sur son blog « Jetons l'encre à Saint Maximin la Sainte Baume... »





mardi 13 décembre 2016

Flamboyance des ténèbres




© Françoise Manier - Feux follets – Acrylique


Feux follets, flamboyance des ténèbres,
éclos au cœur des cendres de la nuit,
vous jaillissez vivants du nid funèbre,
de vos ailes ardentes éclairant le puits.
Dans l’air palpitant de l’aube première,
s’élance le phénix, pleine lumière,
fougueuse danse d’éclats jaunes et bruns.
Dans l’infini du ciel, comme une morsure,
majestueuse et fière éclaboussure
d’or et de sang, libre dans les embruns.




dimanche 18 mai 2014

Ma nuit des musées au MAC/VAL ou Je me lance...

Pour la nuit des musées, j'ai préféré plutôt que d'aller dans Paris rejoindre la foule dans les musées qu'on dit grands me rendre au MAC/VAL (Musée d'Art Contemporain du Val-de-Marne) d'abord parce que j'aime l'art contemporain, ensuite parce que c'est « chez moi ».

Je suis partie tard dans la soirée, je n'ai donc pas eu le temps de faire une visite de ce musée auquel je ne m'étais pas rendu depuis son inauguration ; ce sera pour une autre fois. Ainsi, je n'ai fait qu'assister à deux / trois performances. J'ai pris des photos et enregistré quelques sons. Et là, je n'ai pu m'empêcher de penser à Éric Schulthess, Dominique Hasselmann et Brigitte Célerier et à ce qu'ils partagent avec nous de ce genre d'expérience et de rencontre. Voilà, même si je ne prétends pas me hisser à leur hauteur, je me lance.

D'abord, comme j'entre dans l'exposition d'Esther Ferrer pour aller y voir/entendre « Questions aux français », mon attention est attirée par un étrange groupe dans un coin de la salle ; ils sont encore là quand je m'apprête à partir deux heures plus tard.


Lorsque je regarderai sur le site du Musée, je découvre qu'il s'agit là d'une autre performance que je n'avais pas repérée avant de partir « The Viewers » de Carole Douillard qui invite un groupe de « regardeurs », qui font face aux visiteurs à une action silencieuse.
Je jette aussi un coup d’œil sur l'exposition « Face B. Image / Autoportrait » d'Esther Ferrer, mon attention est particulièrement attirée par le tableau intitulé Eva :


et je ne peux résister à faire un autoportrait « Dans le cadre de l'art ».


Quand j'entends des essais de micro, je vais dans le coin opposé de la salle d'exposition pour "Questions aux français", performance d’Esther Ferrer par Frank Lamy, le commissaire de l’exposition. Il pose des questions à intervalles réguliers : Préférez-vous avoir un cousin germain ou un oncle américain ?, Préférez-vous être blanc ou blanche... ou vert ou verte ? Et d'autres que vous pouvez écouter dans :

 


Il est accompagné d'un traducteur en LFS qui traduit pour un groupe de malentendants.
Hélas, la technique est défaillante et nous entendons mal les interventions du questionneur et ce que traduit son accompagnateur des réponses des malentendants.


Je me rends ensuite à l'auditorium pour « Brébant vs. Bartók vs. Boussiron » avec Marie-Pierre Brébant au clavecin et Xavier Boussiron à la guitare électrique. Ils interprètent une vingtaine d'arrangement d’une vingtaine des Mikrokosmos de Belà Bartók ; une expérience originale et drôle ponctuées de petits problèmes techniques avec la guitare qui énervent le guitariste bien qu'il garde son humour.
Vous pouvez écouter un morceau :



ou la playlist si affinités :





Une soirée agréable donc. Puis retour en transports en commun. Le 172 en compagnie de Kamel Brahim, un artiste que j'ai rencontré dans le cadre de mon travail, jusqu'à Alfortville, puis seule jusqu'à L'Echat où le 281 ne passe que dans trois quarts d'heure ; je me rabats sur la ligne 8 du métro et suis de retour chez moi une vingtaine de minutes après. Et là, je me lance...

samedi 22 janvier 2011

Les Mentsh et les autres...

Cet après-midi, à la Médiathèque d'Alfortville...
Au début de la rencontre-concert, les Mentsh nous invitent pour un voyage et c'est bien un voyage dans l'espace et dans le temps que nous faisons avec eux au rythme de la musique klezmer, avec Alexis Kune à l'accordéon et Samuel Maquin à la clarinette...
Je me laisse glisser vers un monde aujourd'hui disparu mais que je retrouve toujours avec plaisir dans mes lectures et la peinture de Chagall.
22 janvier 2011 Alfotville Médiathèque Les Mentsh
Klezmer par Joann Sfar

Les Mariés de la Tour Eiffel de Marc Chagall
  
Isaac Bashevis Singer