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samedi 15 juin 2019

Just listen…


Comme un abîme,
Comme un vertige,
Comme une dérive,
Comme un élan...

Listen to the earth,
Listen to the see,
Listen to the wind,
Listen to the fire.

Ô mes désirs qui êtes
Moins tempétueux,
Moins impétueux,
Moins orgueilleux...

Éclipse des sens,
Bouche à bouche,
Peau à peau,
Chair à chair.
 
Bernard Dufour - Deux femmes III - 2015 - Huile sur toile

Ellipse du sens,
Latence de la sensualité,
Effleurement de la volupté,
Affleurement de la jouissance.

...Levez-vous une fois encore !
Ardence des corps,
Brûlure de la caresse,
Désordres du désir,

Obscur éclat de l'étreinte.
Just listen to your body,
Just listen to your heart,
Just listen to your soul.
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Ce texte a été publié pour la première fois sur « Métronomiques », le blog de Dominique Hasselmann dans le cadre de La Ronde de mai 2019.



mardi 15 janvier 2019

Musique(s) : Ronde de janvier 2019 avec Giovanni Merloni



Aujourd'hui, la ronde, s’enroule et se déroule sur le thème « Musiques(s) ».
Le principe, aussi simple que la danse enfantine : le premier écrit chez le deuxième, qui écrit chez le troisième, et ainsi de suite.
Ce mois-ci, j'ai le plaisir de recevoir Giovanni Merloni qui est l’auteur du blog : « Le portrait inconscient ».
Quant à Guy Deflaux, il accueille mon texte sur le sien : « Wanagramme : Emaux et gemmes des mots que j'aime ».

Merci à tous les deux, à tous ceux qui font la ronde et à leurs lecteurs.

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Giovanni Merloni, Le miroir brisé, collage numérique à partir d’un dessin A4 de 2007


Le silence est l’infini de la musique

Entre toi et moi, je ne vois que montagnes
d’incompréhension, que lagunes d’oubli,
que mers empoisonnées et ambiguës
où s’effondrent les arbres de cocagne
pointant au sommet d’étranges îles perdues.

Ta trompette sous le bras, ambitieuse
un beau soir tu as fui. De tes lèvres moqueuses
fredonnais un retour d’hirondelles
où sombraient nos jolies ritournelles
nos lointaines paroles d’amour.

Tu reviendras de ta ronde inféconde
la tête entre tes mains, déçue du monde
où tu n’auras trouvé que frénésie
qu’envie de tout brûler. Pas de poésie,
surtout, ni d’alchimie, comme entre nous.

Combien de fois, sans prudence
tu jouais de ton truc, que pour moi, le silence
et la joie de s’y perdre, d’y trouver
l’unisson, tel un chœur insouciant de violons,
et l’harmonie, pour une vraie symphonie !

Le silence est l’infini de la musique :
aux pôles opposés de la même cité
nous en savourerons d’infinies variétés
sans que cesse désormais la cruelle douleur
de te perdre à jamais, ô musique de mon cœur !

Giovanni Merloni

Giovanni Merloni, Le Nozze di Figaro, huile sur toile 70x100, 1984

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En ce 15 janvier de l’an de grâce 2019, entrent dans la ronde des « Musique(s) »…
Dominique Hasselmann chez Dominique Autrou: La distance au personnage, Dominique Autrou chez Hélène Verdier : simultanées, Hélène chez Noël Bernard : Talipo, Noël chez Jacques d'A. : La vie de Joseph Frisch, Jacques chez Giovanni Merloni : Le portrait inconscient. Giovanni vient de nouveau chez moi : Éclectique et Dilettante ; ensuite, j’attrape la main de Guy Deflaux qui me reçoit de nouveau chez lui : « Wanagramme :Emaux et gemmes des mots que j'aime ». Puis, Guy chez Marie-Christine Grimard : Promenades en ailleurs, Marie-Christine chez Franck : A l'envi, Franck chez Jean-Pierre Boureux : Voir et le dire, mais comment ?, Jean-Pierre chez Dominique Hasselmann : Métronomiques, etc.





samedi 15 décembre 2018

Triptyque



Figures
Tutélaires, dit-elle
Présence Patience
Tensions et flux Aimée
Lumière émergence
Élan liberté


Dé-Figures
Fantômes, dit-elle
Absence Souffrance
Jours et nuits Hantée
Glissement silence
Plongée mélancolie




Trans-Figures
Discrètes, dit-elle
Révélation Calme
Ombres et reflets Apaisée
Fluidité polyphonie
Épiphanie consolation

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Ce texte a été publié pour la première fois sur « Métronomiques », le blog de Dominique Hasselmann dans le cadre de La Ronde de septembre 2018.




dimanche 2 décembre 2018

Puiser...


Racines,
l’origine,
la filiation,
l’enfance,
Puiser.

Tronc,
la vie,
les peines,
les joies.
Etayer.

Branches,
l’essence,
l’élan,
l’élévation.
Vivre.

Bourgeons,
les attentes,
les espérances,
l’avenir.
Construire.





 









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Ce texte a été publié pour la première fois sur « La vie de Joseph Frisch », le blog de Jacques dans le cadre de La Ronde de septembre 2018.





mardi 28 août 2018

En son plus profond...



En notre cœur, un désert...

Par-delà les apparences,
scruter l'insondable,
aborder au plus secret,
révéler l'abondance.
Point sécheresse le jour,
point froidure la nuit.

En son plus profond,
l'amour reçu,
l'amour donné,
même mal,
même discrètement,
même modestement.

Notre cœur, oasis au désert...

Présage précieux,
douceurs à venir,
vertes tel le palmier,
sucrées telle la datte.
Ouvrir les yeux,
regarder vraiment.

Aridité de surface,
fertilité secrète.
Juste une combustion
où se rencontrent
le passé et l'avenir,
la tristesse et la joie.

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Ce texte a été publié pour la première fois sur « Promenades en Ailleurs », le blog de Marie-Christine Grimard dans le cadre de La Ronde de juillet 2018.



jeudi 23 août 2018

Construire…

Construire…

Sable entre mes doigts,
Oblitération des possibles,
Unicité des stigmates,
Vaine mélancolie,
Entrave sentimentale.
Nuées, sombre.
Impressions fanées, sépia.
Reliques, passé.
Sous les souvenirs, construire...


Socle sous mes pieds,
Opportunité d'une brèche,
Universalité des aspirations,
Volonté farouche,
Essor sensible.
Nuances, clarté.
Images projetées, technicolor.
Reddition, l'à venir.
Sur les souvenirs, construire…

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Ce texte a été publié pour la première fois sur « Même si », le blog d’Élise Lamiscarre dans le cadre de La Ronde de mai 2018.






jeudi 15 février 2018

mardi 24 octobre 2017

Au fond du puits…


Et si la vérité encore enfançonne
plongeant au fond du puits
pour attendre l'heure du dévoilement
avait été avalée par la Mère Engueule
me laissant pour tout miroir
un cratère d'eau sombre à sonder
dans l'espoir d’une clarté au bout de la nuit.

Mère Engueule