vendredi 28 juin 2013

Automne de René-Guy Cadou, poème de mon enfance


Lors d'une promenade à Saint-Germain des Prés, nous avons vu qu'une braderie de livres était organisée par la paroisse dans un local derrière la basilique. Nous sommes entrés...
J'y ai trouvé le recueil "Les amis d'enfance : 14 poèmes inédits" de René-Guy Cadou publié en 1965, année de ma naissance, par La Maison de la Culture de Bourges.
Il contenait le poème "Automne" dont j'avais gardé en tête les deux derniers vers que je me récite souvent au moment de la rentrée.
Ce poème est aussi reproduit en version manuscrite sur le rabat de la quatrième de couverture ; c'est cela qui est photographié ici. 


mercredi 29 juin 2011

En lisant en écrivant

En lisant...
"Main de fer
Contrôle, toute
Volonté
Vol hanté"
(Serge Sautreau, L'Antagonie, édité chez Gallimard)

...en écrivant.
Main de fer
Contre toute
Volonté
Viol hanté


/ "en lisant en écrivant"

lundi 27 juin 2011

Exquis cadavre

Calliphae vicina
Lucilia caesar
visiteront mon
exquis cadavre
Flammes
ensuite
Cendres
poussière
enfin

/ exquis cadavre

vendredi 1 avril 2011

Je ne me souviens pas...

Je ne me souviens pas que suis née à la maternité et qu'ensuite maman n'a pas voulu y retourner ; pour mes soeurs et mon frère, elle a accouché à la maison. Alors, les déjà-nés, les plus grands, partaient quelques jours chez la grand-mère de l'Essertot.
Ce dont je me souviens, c'est que lorsque ce fut le tour de mon frère, le cinquième et dernier à naître, j'apprenais à lire. Chaque soir, papa venait me chercher à la sortie de l'école pour que je fasse la lecture avec maman. Je lisais une histoire d'oiseaux dont je me souviens encore aujourd'hui ; mon frère était là tout près dans un petit lit. Il y avait son odeur, cette odeur de bébé douceâtre et qu'aujourd'hui encore je trouve quelque peu écoeurante.


/ je me souviens...

mardi 29 mars 2011

"En lisant en écrivant"

En lisant...
"[Je] pose le vase sur la grande table, ouvre la radio et l'interlocuteur du journaliste à Bucarest ouvre grande sa fenêtre pour que nous parviennent en direct le tumulte des gens de la rue et les avertisseurs des voitures qui passent vite, gagnent le centre, tandis que dans la salle à manger une voix d'homme à la télévision donne les dernières nouvelles. Le différé est si bien logé en nous que le simultané étonne." (Claude Ollier, Cahier des fleurs et des fracas, édité chez POL)

...en écrivant.
J'ai changé l'eau de la bouteille coupée dans laquelle j'avais placé des renoncules en ces jours qui annonçaient le printemps. J'ai allumé la radio et le journaliste, dans le Nord du Japon, a dit les difficultés à atteindre les lieux où le tremblement de terre, le tsunami ensuite, les centrales nucléaires enfin ont accompli leur travail de destruction. Il dit qu'il neige et qu'il fait froid, il dit que des centaines de personnes ont pris la route, qui avec quelques bouteilles d'eau et de la nourriture, qui avec quelques vêtements, pour tenter de rejoindre, dans le Nord, quelque membre de sa famille et lui apporter un peu de réconfort.
Là, chez moi, face à quelques pétales tombés, évoquant la fragilité et l'impermanence, je pense à ces Japonais, dépouillés de tout par une nature impitoyable et confrontés au pire par l'inconséquence humaine.
Fracas discret de ces quelques pétales, fracas secret de ces vies défaites.


/ "en lisant en écrivant"

mardi 1 mars 2011

Brui(t)ss...

intérieur - bruit sang, bruissants

               extérieur - bruit son, bruissons